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Vous êtes arrivé au cinéma à l’âge de 44 ans, après de nombreux
boulots. On a l’impression que c’est l’école de la vie qui dirige votre jeu plus
qu’une quelconque méthode. Qu’en pensez-vous ?
André Pousse : C’est sûr que toutes ces expériences m’ont servi, dans la vie comme au cinéma. J’ai fait plein de choses, vous savez, et j’étais déjà en haut de l’échelle à 20 ans en tant que coureur cycliste professionnel. Puis, par hasard, je suis devenu impresario, je travaillais pour Henri Salvador, Joséphine Baker. J’ai vécu un an avec Edith Piaf. J’ai tout le temps eu des métiers au contact du public, devant 20.000 personnes, et c’est certainement le public qui m’a appris à jouer. Vous avez tourné avec Jean Gabin, Alain Delon, Lino Ventura. Étiez-vous impressionné ? A. P : Non, car c’étaient tous des amis. Quand je courais au Vel’d’hiv, Jean Gabin était l’un de mes admirateurs, il aimait le vélo. Après, on allait au restaurant où il adorait me dire des conneries. Pour Alain, c’est pareil. À l’époque -il était môme !-, c’était lui qui portait mon vélo sur la ligne de départ. On en rigole encore. Quant à Lino, il était sportif, et je le charriais un peu sur la boxe car nous, quand on tombait, on tombait sur les vélos, la piste, et ça faisait très mal aussi. Je n’étais pas impressionné car à la base on était tous amis |
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Au départ d'une course Veld'Hiv - 1948 |
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