Permettez moi de me présenter

Né à Paris à Belleville en 1932,une excellente année,(la preuve)…d’une mère occitane, et d’un père typiquement parisien, bon mélange de gênes…

 

Enfance sans problèmes, les restrictions dues à la guerre, m’ont mise à l’abri du cholestérol et de l’obésité…Conséquence majeure pour moi, mon père décédé au camp du Struthof.

Les vacances, passées chez mes grands parents paysans  périgourdins, m’ont familiarisé avec le foie gras, la soupe au lard et le miam miam à gogo…

Les retours dans la capitale n’en étant que plus durs…

D’une adolescence « titi parisien », j’ai toujours su utiliser le sens de la débrouillardise, à 15 ans, travailler de nuit aux Halles (inconcevable

aujourd’hui..), adepte des petits boulots à tout va, argent de poche bien gagné.

 

Le Veld’Hiv fut ma première rencontre avec le vélo, grâce au cinéma, ceci est une longue histoire…Sophie DESMARET (actrice), fille du directeur du Veld’Hiv, m’avait procuré une entrée permanente. J’en usais pratiquement pour toutes les manifestations sportives qui s’y déroulaient,et principalement celles concernant le vélo. Parler des champions de l’époque, c’est raconter la bataille de Marathon…

A me voir traîner dans les coulisses à la recherche d’une impressionnante collection d’autographes (hélas égarée), un certain André POUSSE (bon pistard, amant d’Edith PIAF, et ensuite, acteur de cinéma), m’initia à la piste. De gonfler les boyaux, à me remettre de quelques chutes carabinées , je crois avoir tout fait comme apprentissage du vélo - des « américaines » au demi-fond ,tout ceci dans une ambiance de fête permanente,

les accros du Veld Hiv n’étaient pas tristes..

 

Ayant été gratifié d’un résultat inespéré au BEPC, une entrée aux PTT - affectation au Central du 18ème- m’assura une stabilité financière,jusqu’au régiment. Pas question de peaufiner mes 20 ans dans une garnison « bled perdu »…Madagascar qui n’attendait que moi,m’a offert l’hospitalité pendant 2 ans, ce fut magnifique.

 Retour en métropole en 1954, prémices d’une « agitation » en Algérie. Ayant fait par inadvertance les EOR, on envisageait de m’envoyer dans les Aurès, mon goût du voyage me fit préférer « officiellement »  Le Mexique.

 Retour sans chapeau ni guitare…en 1957, le vélo me manquait…la solitude  aussi…puisque mariage avec 4 enfants à la clef..La reprise fut dure, les vélos avaient eu quelques améliorations, mais il fallait comme toujours appuyer sur les pédales…

 

 Après maintes désillusions, en 1959, j’accédai aux 1ère catégories, pris en charge dans l’équipe SAUVAGE-LEJEUNE. La fréquentation du monde professionnel me semblait l’apothéose, j’en garde de merveilleux souvenirs. Avoir côtoyer les BOBET, ANQUETIL, GEMINIANI,

VAN LOY, JANSSEN, STABLINKI, et tant d’autres, tous aussi méritants, m’a rendu un peu plus modeste quant à mes ambitions…

J’en gardais suffisamment sous la pédale pour faire souffrir quelques gloires provinciales, partisans de « maffias », que d’aucuns comprendront…

 

Vie professionnelle confuse mais bien enrichissante. " Co-locataire " de l’Elysée, pendant 3 ans,  jusqu’à ma démission de fonctionnaire en 1967

(pas concevable aujourd’hui…), la fréquentation visuelle des « Grands » de ce monde, m’a rendu encore plus modeste, sans envier, pour autant,

leurs silhouettes bien enrobées pour certains…

De 1967 à 1992, 25 années ,bien remplies elles aussi. Je quitte la région parisienne,pour celle de Fontainebleau mes poumons respirent...

je participe à la création d'un club multi-sports, l'A-S-E-C, qui devient rapidement un des plus brillant de Seine et Marne.

En 1978,je me retrouve médaillé des Arts Sciences et Lettres, en compagnie d'André ROUSSIN, homme de théâtre, et de bien d'autres personnalités, comme quoi le vélo...

1978 ,je m'invite en Languedoc-Roussillon, tout compte fait pas si mal que cela, et une nouvelle vie recommence...bien au chaud dans la capitale du Cassoulet...

 

A 52 ans , j’arrêtai la compétition, mes classements au-delà du 10 ème, me firent comprendre : « place aux jeunes »…et depuis fidèle à la FFCT,

j’entretien ma santé et essaie de rester en forme. Ma présence sur ce Paris-Pékin atteste de ma résolution.

 Quelques Chemins de Compostelle, des « diagonales » en voici en voila, l’organisation avec participation du « Athênes-Agde » 3600km en 1993,

et puis et puis…

 

 Si vous saviez, combien mes petits enfants sont fiers de leur grand père : mettez vous à leur place…mon épouse un peu moins…elle n’a jamais voulu admettre mon vélo dans le lit conjugal…

Impatient de me trouver dans ce « Paris-Pékin »,où je serai le doyen d’une centaine de participants(es),va falloir respecter l’ »Ancien »…

 

Un aperçu médiatique :